Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'astronomie à portée de tous

Avec son observatoire astronomique ouvert au public, situé à Valcourt en Haute-Marne à proximité de Saint-Dizier et à quelques km du Lac du Der, la Société d'Astronomie de Haute-Marne (SAHM) est une association animée par des passionnés d'astronomie dans le but de rendre cette science accessible au plus grand nombre. L'association possède plusieurs téléscopes dont un de 305 mm de diamètre informatisé sous coupole, un planétarium et une salle de conférence. Des soirées d'observation et de découverte du ciel sont organisées régulièrement. Le 3ème vendredi du mois, des conférences sur des thèmes variés sont proposées au public. N'hesitez pas à prendre contact avec nous ou nous retrouver sur le forum.

Coordonnées

Observatoire de Valcourt, 6 rue Roger Etienne 52100 Valcourt Tél/répondeur: 03 25 06 22 18 Courriel contact@observatoire-valcourt.fr
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 17:21
Vendredi 16 janvier, 10h34 AFP, Jean-Louis SANTINI

Des émissions saisonnières de méthane ont été détectées sur Mars, signe d'activité géologique ou biologique dans le sous-sol, selon des chercheurs américains qui ont dévoilé jeudi leur découverte, la qualifiant d'avancée dans la quête pour la vie sur la planète rouge. Image de la planète Mars diffusée le 26 septembre 2008 par l'Agence spaciale européenne Agrandir la photo "C'est exaltant, car nous avons maintenant des indices sur lesquels nous pouvons réfléchir en termes de possibilité de vie sur Mars", a déclaré l'astrogéologue Lisa Pratt, de l'Université d'Indiana à Bloomington, lors d'une conférence de presse. "C'est une bonne idée de commencer à explorer Mars en recherchant la possibilité de l'existence de formes de vie produisant du méthane", a ajouté Mme Pratt, l'une des auteurs de l'étude publiée dans la revue Science du 16 janvier. "Sur la Terre, les organismes vivants produisent plus de 90% du méthane présent dans l'atmosphère et les 10% restants sont d'origine géochimique. Sur Mars, le méthane pourrait être le signe de l'une ou l'autre de ces activités", expliquent les chercheurs. Les volumes d'émission de méthane observés sur la planète rouge sont comparables à ceux des sites actifs sur la Terre, a relevé le planétologue Michael Mumma, directeur du centre d'astrobiologie du Goddard Space Flight Center de la Nasa et principal auteur de cette recherche. "L'origine de ces émissions est un mystère", concèdent les scientifiques. "L'âge du méthane que nous avons détecté reste indéterminé et l'origine pourrait être ancienne ou récente", ajoutent-ils. Les hypothèses d'une origine géochimique ou biologique ont toutes deux été explorées mais aucun consensus scientifique ne s'est dégagé. "Ce méthane nous dit que la planète rouge est encore vivante, tout au moins dans le sens géologique", selon M. Mumma. Si des micro-organismes martiens sont la source du méthane, ils se trouvent probablement très en profondeur, là où il fait suffisamment chaud pour que l'eau existe à l'état liquide, relève l'astrobiologiste. L'eau est nécessaire à toutes les formes de vie connues, de même que des sources d'énergie et la présence de carbone. Sur la Terre, des micro-organismes vivent entre 1,9 et 3 kilomètres de profondeur sous le bassin de Witwatersrand d'Afrique du Sud où la radioactivité naturelle brise les molécules d'eau, libérant l'oxygène et l'hydrogène, explique Michael Mumma. Ces micro-organismes utilisent l'hydrogène comme source d'énergie. Selon lui, "il pourrait être possible que des micro-organismes similaires survivent depuis des milliards d'années sous la couche du permafrost martien où l'eau liquide, les radiations générant l'énergie et le CO2 (dioxyde de carbone) fournissent le carbone". Des gaz comme le méthane, qui s'accumulent dans le sous-sol martien, pourraient s'échapper dans l'atmosphère par des fissures se formant durant les saisons chaudes. A un moment de leur observation entamée en 2003, les chercheurs ont détecté une importante émission de 19.000 tonnes de méthane, un volume comparable aux énormes suintements de ce gaz observés dans la réserve naturelle de Coal Oil Point dans l'océan Pacifique au large de Santa Barbara en Californie (Ouest). Ces chercheurs ont utilisé des spectromètres à infrarouges sur trois différents télescopes au sol pour balayer environ 90% de la superficie de Mars pendant trois années martiennes, soit sept années terrestres.

Partager cet article

Repost 0
Published by Observatoire Astronomique de Valcourt - dans actualités astronomiques
commenter cet article

commentaires