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L'astronomie à portée de tous

Avec son observatoire astronomique ouvert au public, situé à Valcourt en Haute-Marne à proximité de Saint-Dizier et à quelques km du Lac du Der, la Société d'Astronomie de Haute-Marne (SAHM) est une association animée par des passionnés d'astronomie dans le but de rendre cette science accessible au plus grand nombre. L'association possède plusieurs téléscopes dont un de 305 mm de diamètre informatisé sous coupole, un planétarium et une salle de conférence. Des soirées d'observation et de découverte du ciel sont organisées régulièrement. Le 3ème vendredi du mois, des conférences sur des thèmes variés sont proposées au public. N'hesitez pas à prendre contact avec nous ou nous retrouver sur le forum.

Coordonnées

Observatoire de Valcourt, 6 rue Roger Etienne 52100 Valcourt Tél/répondeur: 03 25 06 22 18 Courriel contact@observatoire-valcourt.fr
21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:55

Mardi 11 novembre ; il y a 4 heures 28 min

Jean-Louis SANTINI

Phoenix, la sonde martienne américaine, a cessé toute communication après plus de cinq mois d'une riche moisson de données scientifiques qui a notamment permis de confirmer la présence d'eau gelée dans l'arctique de la Planète rouge, principal objectif de la mission.

"Nous déclarons la fin des activités de Phoenix", a-t-il dit, ajoutant que l'équipe scientifique continuerait d'être à l'écoute pendant les prochaines semaines au cas où Phoenix ressusciterait.

Toutefois, les ingénieurs jugent cette possibilité très improbable en raison de la détérioration attendue des conditions météorologiques sur Mars.

L'arrêt de la mission était attendu, le moindre ensoleillement et la chute des températures à l'approche de l'automne ne permettant plus de recharger les batteries de la sonde.

Le thermomètre tombe déjà la nuit jusqu'à moins 95 degrés Celsius et devrait descendre encore davantage durant l'hiver. En outre, le soleil reste trop bas sur l'horizon durant la journée pour que les panneaux solaires de Phoenix puissent emmagasiner suffisamment d'énergie.

Si la sonde a cessé de fonctionner, l'analyse de la riche moisson d'informations scientifiques que ses instruments ont recueillie ne fait que commencer.

"Phoenix nous a déjà surpris et je suis sûr que nous allons encore retirer plus de choses étonnantes dans ce trésor de données au cours des prochaines années", a dit, confiant, Peter Smith, de l'Université d'Arizona et responsable scientifique de Phoenix.

Phoenix a notamment prouvé qu'il y avait bien de l'eau gelée dans l'arctique de Mars, a-t-il rappelé. L'orbiteur américain Mars Odyssey avait été le premier à détecter la présence d'une masse importante de glace au pôle nord de Mars en 2002.

"L'étude de la glace nous a occupés pendant la plus grande partie des cinq derniers mois", a poursuivi le scientifique.

"Nous avons creusé dans la glace, nous connaissons son épaisseur, comment elle change à la surface et nous avons aussi vu différents types de glace", a dit Peter Smith.

"L'eau était vraiment au cœur de cette mission et cela va nous tenir occupés pendant un certain temps alors que nous essayons de vraiment comprendre ce que nous avons recueilli", a-t-il souligné.

Pour Doug McCuistion, directeur du programme d'exploration de Mars à la Nasa, "Phoenix a joué un rôle important pour conforter l'espoir que Mars a été habitable dans le passé et que la vie (microbienne) y a peut-être existé".

La sonde était équipée d'une pelleteuse attachée à l'extrémité d'un bras articulé qui lui a permis de creuser dans le permafrost martien et de collecter des échantillons du sol et de la glace analysés par différents instruments, dont un capable de chauffer les matériaux jusqu'à mille degrés Celsius.

Outre la confirmation de la présence d'eau gelée, Phoenix a déterminé pour la première fois que le sol martien était modérément alcalin, a découvert de petits dépôts de sel pouvant servir de nutriments à des organismes vivants ainsi que du calcaire, un marqueur de la présence passée d'eau.

Les caméras de Phoenix ont retransmis plus de 25.000 clichés des environs du site où elle s'est posée ainsi que, grâce à son microscope, les premières images au niveau atomique prises hors de la Terre.

Phoenix avait été lancé le 4 août 2007 et s'était posée le 25 mai 2008 dans l'arctique martien, devenant le premier vaisseau à atterrir aussi au nord de la planète rouge.

Phoenix est un programme de 475 millions de dollars, sans compter la station météorologique fournie par l'Agence spatiale canadienne.

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:54

 Jeudi 30 octobre 5 h 34 ; il y a 52 min

La sonde américaine Messenger a révélé, lors d'un second survol le 6 octobre, 30% de la face cachée et mystérieuse de Mercure, la plus petite planète du système solaire, jamais observée avant, ont indiqué mercredi des scientifiques de la mission.

Messenger (MErcury Surface, Space ENvironment, GEochemistry, and Ranging) est passé à 201 km au-dessus de l'équateur de Mercure à une vitesse de 23.818 km/h.

"Combiné avec les données obtenues lors du premier survol de Mercure par Messenger le 14 janvier et par Mariner 10 (premier engin à s'approcher de Mercure à trois reprises en 1974 et 1975), ce deuxième vol a permis d'étendre la surface totale observée à environ 95% de la planète", a précisé Sean Solomon, directeur du Département de Magnétisme Terrestre à la Carnegie Institution à Washington, le principal scientifique de la mission.

"La superficie de Mercure que nous avons pu voir de près pour la première fois avec le second survol de Messenger, est plus étendue que l'Amérique du Sud", a-t-il ajouté. Les instruments scientifiques à bord de Messenger ont fonctionné normalement pendant toute la durée du survol, les appareils photo ont pris plus de 1.200 images de la surface tandis que l'altimètre au laser sous la sonde a pu réaliser un relevé topographique.

Les scientifiques ont pu ainsi faire une corrélation entre les images à haute définition recueillies avec des mesures topographiques très précises.

"Ces mesures topographiques améliorent considérablement notre capacité à interpréter la géologie à la surface", se félicite Maria Zuber, directrice du département d'études de la Terre, de l'atmosphère et des sciences planétaires au Massachusetts Institute of Technology (nord-est), une des principales scientifiques de Messenger.

"Le premier passage rapproché de Messenger et les survols avant cela de Mariner 10 avaient fourni des données sur seulement l'hémisphère oriental de Mercure", explique Brian Anderson un astrophysicien de l'Université Johns Hopkins (Maryland, est).

"Maintenant que les caméras de Messenger ont photographié plus de 80% de Mercure, il est clair qu'à la différence de la Lune et de Mars, la superficie de la planète est plus ancienne et fortement grêlée de cratères avec de grandes plaines volcaniques géologiquement plus jeunes s'étendant à l'intérieur ou entre des bassins géants", relève Mark Robinson, de l'Université d'Etat d'Arizona (sud ouest).

Les images recueillies lors du premier survol montraient des falaises de plusieurs centaines de kilomètres de long, formées apparemment par le mouvement des plaques tectoniques au début de l'histoire de la planète.

Un autre instrument de Messenger a pu observer et conduire des analyses de la très fine atmosphère de Mercure appelée exosphère, détectant pour la première fois la présence de magnésium.

Les analyses préliminaires ont aussi révélé que les distributions spatiales du magnésium, du calcium et des atomes d'hydrogène sont différentes, ouvrant une fenêtre sans précédent sur les interactions entre la surface de Mercure et son exosphère.

Voici le site internet du laboratoire de physique appliquée de l'Université Johns Hopkins: http://messenger.jhuapl.edu/mer_flyby2.html.

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:52

AFP - Mardi 7 octobre, 15h18

STOCKHOLM (AFP) - L'académie Nobel a fait une plongée au cœur de la matière et du Big Bang en décernant mardi le prix de physique à un Américain et deux Japonais dont les travaux éclairent la formation de l'univers il y a 14 milliards d'années.

Yoichiro Nambu, 87 ans, un Américain né en 1921 au Japon, et qui travaillait à l'institut Enrico Fermi à Chicago, est récompensé pour "la découverte du mécanisme de rupture spontanée de symétrie en physique subatomique", selon les attendus du comité Nobel.

Le principe décrit peut être comparé à la chute d'un crayon posé sur sa pointe qui se trouve, avant sa chute, dans un état de symétrie. Pourtant, même si aucune force ne vient agir sur lui, il finira par pencher d'un côté plutôt que d'un autre.

Les théories de Nambu, utilisées pour calculer les effets de l'interaction forte qui relient entre eux les protons et les neutrons dans les noyaux d'atomes, ont largement alimenté la théorie du "Modèle standard".

Les chercheurs japonais Makoto Kobayashi, 64 ans, et Toshihide Maskawa, 68 ans, expliquent pour leur part que la rupture de symétrie au sein de ce "modèle standard" suppose "l'existence d'au moins trois familles de quarks dans la nature".

Les quarks sont une particule élémentaire de la matière qui compose notamment les protons et les neutrons, donc les noyaux d'atomes.

Lors de la formation de l'univers, la matière existait sous la forme d'une sorte de soupe dense et chaude appelée plasma quarks-gluons. En se refroidissant, des particules appelées quarks se sont agglutinées en protons et neutrons et autres particules composites.

La question de la symétrie fait partie des grandes énigmes de la physique. En effet, lors de la formation de l'univers, au moment du big bang, matière et antimatière ont été produites en quantités égales et auraient dû s'annuler l'une l'autre.

Mais "cela ne s'est pas passé ainsi", explique le communiqué des Nobel. "Il y a eu une minuscule déviation d'une particule supplémentaire de matière pour chaque 10 milliards de particules d'antimatière." "C'est cette rupture de symétrie qui semble avoir permis à notre univers de survivre", poursuit l'académie.

En démontrant l'existence de trois familles de quarks, Kobayashi et Maskawa ont ouvert la voie à une très longue série d'expériences en physique des particules, pour détecter notamment les quarks Beauté et Top.

"La plupart des recherches expérimentales en physique ont pour but de déterminer les paramètres d'une matrice qui porte le nom" des deux chercheurs japonais, a déclaré à l'AFP Yves Sacquin, physicien des particules à l'Institut de recherche sur les lois fondamentales de l'univers, près de Paris.

Certaines propriétés du quark Top, observé pour la première fois au Fermilab de Chicago en 1995, doivent encore être décrites plus finement par le LHC, le grand accélérateur de particules inauguré en septembre près de Genève.

L'année dernière, le Français Albert Fert et l'Allemand Peter Grünberg avaient reçu le Nobel de physique pour leur découverte d'une technologie, la magnétorésistance géante (GMR), permettant de lire l'information stockée sur les disques durs.Les lauréats du Nobel de physique recevront le 10 décembre des mains du roi de Suède une médaille en or et un diplôme et se partageront un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (1,02 million d'euros). Le chercheur américain recevra 5 millions de couronnes et les deux Japonais se partageront en deux l'autre partie.

Le site officiel de l'académie Nobel

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:51

DIMANCHE 19 octobre 16 h 25  il y a 6 heures 35 mins

 

La Nasa doit placer en orbite ce dimanche le satellite Ibex, chargé, pendant deux ans, d'étudier les confins du système solaire, zone en limite avec le milieu interstellaire.

Le satellite Interstellar Boundary Explorer décollera à bord d'un lanceur d'un pas de tir situé sur l'atoll de Kwajalein, dans le Pacifique Sud.

Ibex aura pour mission de cartographier la lisière du système solaire, l'héliopause, zone importante car elle protège le système solaire proprement dit de dangereux rayons cosmiques provenant du milieu interstellaire.

Le vent solaire, qui voyage à la vitesse de 1,6 million de km/h, se heurte aux gaz et poussières interstellaires et forme une bulle protectrice autour du système solaire. Cette bulle a été appelée héliosphère.

Lorsque le vent solaire atteint la limite extérieure de l'héliosphère (héliopause), il entre en collision avec le milieu interstellaire et il s'ensuit une onde de choc.

Les deux sondes automatiques Voyager de la Nasa sont les premiers engins à avoir commencé d'explorer, vers 2004, les confins de notre système solaire, ayant franchi alors la limite intérieure de l'héliogaine et se dirigeant actuellement vers l'héliopause.

Will Dunham, version française Eric Faye

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:49

AFP - Lundi 6 octobre, 17h50

PARIS (AFP) - Le satellite français Corot a découvert une nouvelle exoplanète massive étrange, de la taille de Jupiter, qui se trouve très proche de l'étoile autour de laquelle elle est en orbite, a annoncé lundi le Centre national français d'Etudes spatiales (Cnes).

Baptisé CoRoT-Exo-3b, il s'agit d'un "objet unique dont la nature précise fait l'objet de beaucoup de débats", a souligné dans un communiqué la responsable de l'équipe à l'origine de la découverte, Magali Deleuil, du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (LAM).

"Trouver un compagnon aussi massif et aussi proche de son étoile a été une véritable surprise", a-t-elle poursuivi, et les astrophysiciens se demandent s'il s'agit d'une planète ou d'une "étoile ratée".

COROT-Exo-3b est de la taille de Jupiter, mais a plus de 20 fois la masse de cette planète. Elle met seulement 4 jours et 6 heures à parcourir une orbite autour de son étoile, qui est un peu plus grande que notre Soleil.

Cette exoplanète - une planète hors de notre système solaire - a été découverte par le satellite grâce au fait que son passage devant son étoile en fait baisser la luminosité.

"Il peut s'agir aussi d'une très petite naine brune, une étoile +ratée+ qui n'est pas suffisamment massive et chaude pour briller comme une étoile normale", a estimé de son côté Hans Deeg, un des membres de l'équipe scientifique, chercheur à l'institut d'Astrophysique des Canaries.

"Il n'y a pas de consensus bien établi parmi les scientifiques pour savoir où se situe précisément la limite entre les planètes et les naines brunes", a-t-il rappelé, "mais aucun objet n'avait jamais été trouvé aussi proche de cette limite".

"En tant que planète, CoRoT-Exo-3b serait la plus massive et la plus dense jamais trouvée à ce jour - plus de 2 fois plus dense que le plomb", a précisé Magali Deleuil.

Pour Francois Bouchy, un autre membre de l'équipe scientifique, chercheur de l'Institut d'Astrophysique de Paris et détaché à l'Observatoire de Haute Provence, "il peut aussi s'agir du premier exemplaire d'une nouvelle famille de planètes très massives qui se formeraient autour d'étoiles plus massives que notre Soleil".

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:47

Reuters - Jeudi 2 octobre, 08h20

WASHINGTON (Reuters) - Un engin de l'agence spatiale américaine devrait survoler lundi prochain Mercure, la planète la plus proche du soleil, et offrir les plus gros plans jamais rapportés de sa surface.

Ce survol sera effectué par la sonde Messenger, qui est passée au-dessus de Mercure le 14 janvier dernier pendant sa mission d'observation de l'environnement proche de l'astre solaire.

Messenger devrait survoler un tiers de la surface de Mercure à une altitude de 200 km environ et à une vitesse de 24.000 km/h.

Seul le vaisseau Mariner 10 de la Nasa a mené en 1974 et 1975 une mission d'observation de la deuxième plus petite planète du système solaire. L'engin avait survolé la planète à trois reprises, permettant d'établir une cartographie de 45% du sol de Mercure.

Le passage de Messenger, en janvier, a permis de mettre au jour 20% supplémentaires, selon la Nasa, et un tiers du sol situé à l'opposé sera photographié lundi.

"C'est un espace plus grand que l'Amérique du Sud qui sera observé pour la première fois par notre vaisseau", a expliqué Sean Solomon, un des responsables de la mission. La sonde devrait prendre environ 1.200 clichés de Mercure.

Les informations communiquées en janvier ont fait apparaître une intense activité volcanique, à l'origine de la formation de la surface de la planète et ont donné des indices sur la constitution du champ magnétique englobant Mercure.

Messenger devrait effectuer un dernier survol de Mercure en septembre 2009, avant de se placer en orbite de la planète en 2011.

Mercure demeure une planète assez mal connue des scientifiques, sa proximité avec le soleil rendant son observation difficile.

Will Dunham, version française Grégory Blachier

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:46

AFP - Jeudi 4 septembre, 12h06

PARIS (AFP) - La sonde Rosetta s'apprête à frôler vendredi soir l'astéroïde 2867 Steins, situé entre les orbites de Mars et de Jupiter, lors d'un passage qui pourrait faire progresser les connaissances sur la formation des planètes de notre système solaire.

Lancée il y a quatre ans, Rosetta passera à 18h58 GMT au plus près de Steins, à une distance de 800 km et à la vitesse relative de 8,6 km/s, selon l'Agence spatiale européenne (Esa). A la fois la sonde et l'astéroïde seront alors illuminés par le soleil.

Ces conditions devraient permettre aux scientifiques de faire le plein de données sur la composition de l'astéroïde, qui mesure 4,6 km de long et tourne sur lui-même en un peu plus de six heures, sur une orbite distante de 353 millions de kilomètres du Soleil.

Une heure et demie après son passage au plus près de l'astéroïde, les premiers signaux radio de Rosetta parviendront sur Terre et les données seront analysées par les scientifiques qui en feront une première présentation samedi au Centre européen d'opérations spatiales (Esoc) à Darmstadt (Allemagne).

"Il s'agit d'un astéroïde de type E, formé de silicates avec une surface sombre, qui n'a jamais été observé par un vaisseau spatial", a déclaré à l'AFP Gerhard Schwehm, directeur de la mission Rosetta à l'Esa.

Il a ajouté que des spécialistes de l'observation des astéroïdes en tant que menaces potentielles pour la Terre s'intéresseront également de près aux données recueillies par Rosetta.

"Il est toujours intéressant de voir leurs différentes composition, leurs formes et leurs tailles. En les observant de près et en comparant les données avec celles recueillies sur Terre, vous voyez si votre système de mesure et de classification est performant", a expliqué M. Schwehm.

"Nous sommes prêts, tout est sur la bonne voie", s'est réjouie la semaine dernière Rita Schulz, scientifique du projet Rosetta à l'Esa.

La sonde passera près d'un autre astéroïde en juin 2010, (21) Lutetia, avant de rejoindre en 2014 la comète 67/P Churyumov-Gerasimenko, distante de la Terre de 675 millions de kilomètres. Elle se déplacera en tandem avec elle, transmettant des images détaillées et elle enverra un robot de la taille d'un réfrigérateur à sa surface pour réaliser une analyse chimique.

Les astronomes pensent que la connaissance des comètes, formées de débris datant de l'époque de la naissance du système solaire, aidera à mieux comprendre la formation des planètes et les débuts de la vie sur Terre.

Lorsqu'elle atteindra son but, Rosetta aura parcouru un total d'environ 6,5 milliards de kilomètres, selon l'Esa.

Rosetta a survolé la Terre à deux reprises et Mars une fois, pour obtenir l'accélération nécessaire à la poursuite de son périple. Un troisième et dernier survol de la Terre est prévu en novembre 2009.

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:43
AFP - Jeudi 28 août, 17h06

WASHINGTON (AFP) - Une gigantesque collision entre deux galaxies, saisie par les télescopes spatiaux Hubble et Chandra X-Ray, permet de nettement distinguer la mystérieuse matière sombre de la matière ordinaire, selon les résultats de travaux d'astronomes américains publiés mercredi.

Les images optiques montrent, grâce à une technique de coloration, la matière sombre, en bleu, passé, sans être freinée, à travers les amas de matière ordinaire, surtout des gaz chauds, qui apparaissent en rose à travers les rayons X, expliquent-ils.

Cette découverte est jugée importante car elle confirme les résultats d'une précédente observation en 2006 de l'amas galactique Bullet qui a résulté d'une énorme collision entre deux galaxies.

"Selon nous, cette dernière observation est une étape clé pour la compréhension des propriétés de la mystérieuse matière sombre", estime Marusa Bradac, astrophysicien de l'Université de Californie à Santa Barbara et principal auteur de cette communication.

"La matière sombre est cinq fois plus abondante que la matière ordinaire dans l'univers", ajoute-il.

Les quelque 72% restant sont, supputent les astrophysiciens, l'énergie du vide qui expliquerait l'accélération de l'expansion de l'univers malgré la force gravitationnelle.

"Cette étude confirme le fait que nous sommes en présence d'une matière très différente de celle que nous connaissons et dont nous sommes faits", poursuit Marusa Bradac.

Comme avec Bullet en 2006, ce dernier amas galactique (officiellement appelé MACSJ0025.4-1222), situé à 5,7 milliards d'années-lumière de la Terre, montre une nette séparation entre matière sombre et matière ordinaire.

La collision des deux amas de galaxies d'une masse respective de millions de milliards de fois celle de notre Soleil s'est produite à des vitesses de dizaines de millions de km/h, selon ces astrophysiciens.

Après le choc, la vitesse des gaz de chacun des amas galactiques s'est réduite, mais pas celle de la matière sombre, soulignent les chercheurs, dont les travaux paraîtront dans la prochaine édition de l'Astrophysical Journal.

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:41

AFP - Mardi 5 août, 23h43

WASHINGTON (AFP) - La présence probable de perchlorate, une substance corrosive, dans des échantillons du sol martien analysés par des instruments de la sonde Phoenix, n'exclut pas l'existence d'une forme de vie sur Mars, a expliqué mardi le principal scientifique de la mission.

"Le perchlorate ne détruit pas les matériaux organiques dans des conditions normales" sur la Terre, a déclaré Peter Smith de l'Université d'Arizona (sud-ouest), le responsable scientifique de Phoenix, lors d'une conférence de presse téléphonique.

"En lui-même le perchlorate n'est ni bon, ni mauvais pour la vie", a-t-il ajouté, soulignant que certaines espèces de microbes vivent de l'énergie fournie par cet oxydant très soluble dans l'eau.

La Nasa avait tout d'abord révélé la présence de perchlorate, que l'on trouve à l'état naturel dans des zones très arides sur la Terre, dans un communiqué publié lundi soir sur son site internet.

Les analyses initiales d'échantillons du sol martien dans l'instrument MECA (Miscroscopy, Electroscopy and Conductivity Analyzer) de Phoenix n'avaient pas révélé la présence de cette substance.

"Les analyses initiales de MECA laissaient penser que le sol martien était très similaire à celui de la Terre et des analyses faites ensuite ont révélé des aspects de la chimie du sol de Mars différents de celui de notre planète", écrivaient alors les scientifiques de la mission.

Mais mardi, ces derniers ont insisté sur le fait que la découverte de perchlorate dans le sol martien, qui doit encore être confirmée définitivement par d'autres analyses, ne compromet en rien le caractère habitable de la planète rouge.

Lors d'une conférence de presse en juin, les scientifiques avaient dit qu'il serait possible de faire pousser des asperges dans le sol martien.

A la fin juillet, ils avaient aussi confirmé que la glace arctique de Mars était bien formée d'eau.

Peter Smith a aussi insisté sur le fait que l'équipe scientifique de Phoenix était encore loin d'avoir terminé ses travaux et d'avoir tiré les conclusions définitives.

"Nous n'avons pas encore terminé le processus, nous sommes environ à la moitié de la phase de collection des données", a-t-il souligné.

"Nous avons commencé mais pas encore fini les analyses des échantillons faites dans les laboratoires (de Phoenix) en utilisant nos modèles d'ingeniering", a ajouté le scientifique. "Nous en sommes encore au stade de l'examen des multiples hypothèses", a-t-il poursuivi.

La Nasa avait décidé fin juillet de prolonger la mission Phoenix de cinq semaines jusqu'au 30 septembre, au-delà des 90 jours initialement prévus.

La sonde Phoenix avait commencé à creuser des tranchées dans le permafrost martien à l'aide d'une pelleteuse robotique pour prélever des échantillons peu après s'être posée dans l'arctique de Mars le 25 mai.

Si les instruments de Phoenix ont détecté des nutriments essentiels à l'existence de la vie comme l'eau, le sodium, le potassium et le magnésium, ils n'ont pas encore découvert de matériau organique.

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 11:40

AFP – jeudi  31 juillet  9 h 25,  il y a 1 heure 35 minutes

LOS ANGELES (AFP) - L'un des lacs à la surface de Titan, la plus grande lune de la planète Saturne, est à l'état liquide, une première sur un corps du système solaire autre que la Terre, a annoncé mercredi la Nasa, l'agence spatiale américaine.

Observé par la sonde Cassini, une mission conjointe américano-européenne de reconnaissance de la planète à l'anneau, ce lac "contient des hydrocarbures liquides", selon les scientifiques de la Nasa, qui ont "formellement identifé la présence d'éthane", que l'on trouve sur Terre à l'état gazeux.

"Cela fait de Titan le seul corps de notre système à part la Terre où a été détecté du liquide en surface", a précisé le Jet Propulsion Laboratory (JPL), division de la Nasa installée à Pasadena (Californie, ouest) et chargée de l'analyse des données de Cassini.

Avant le survol de Titan par la sonde, "les scientifiques pensaient que Titan était recouverte d'océans de méthane, d'éthane et d'autres hydrocarbures légers", a indiqué la Nasa.

Mais à la place, Cassini a détecté "des centaines d'objets sombres ressemblant à des lacs. Jusqu'à présent, on ne savait pas si ces objets étaient liquides ou simplement sombres et solides", a souligné l'agence. Le liquide a finalement été mis en évidence par une analyse aux infrarouges.

"C'est la première observation qui met réellement en évidence le fait que Titan possède un lac de surface rempli de liquide", s'est réjoui Bob Brown, de l'université de Tucson (Arizona, sud-ouest), responsable de l'équipe gérant les instruments d'observation et de cartographie de Cassini.

Le lac a été baptisé "Ontario Lacus", en raison de sa surface comparable à celle du Lac Ontario, entre le Canada et les Etats-Unis: un peu plus de 20.000 km2. L'éthane se trouve à l'état liquide en raison des très basses températures régnant à la surface de Titan, -184 degrés Celsius.

En outre, "Titan montre des preuves très nombreuses d'évaporation, de pluie et de cours creusés par des fluides qui conduisent, dans ce cas, à un lac d'hydrocarbures", selon la Nasa. Alors que "la Terre possède un cycle hydrologique basé sur l'eau, Titan en a un fondé sur le méthane", a expliqué l'agence.

Ces résultats doivent être publiés jeudi en détail par la revue scientifique Nature.

Lancée en 1997, Cassini-Huygens est la première mission spatiale consacrée à l'exploration de Saturne. Elle est menée par la Nasa, qui a réalisé le module orbital Cassini, et l'Agence spatiale européenne (ESA), fournisseur de la sonde Huygens qui s'est posée sur Titan.

La mission, qui devait durer jusqu'en juillet 2008, a été récemment prolongée jusqu'en 2010. Le vaisseau spatial s'était inséré en orbite de Saturne le 1er juillet 2004 après un voyage de sept ans et de 3,5 milliards de kilomètres.

 

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