Par Observatoire Astronomique de Valcourt
Mardi 25 novembre 18 h 05 il y a 1 heure 52 min Le programme européen Astronet, qui regroupe une trentaine de pays, a publié mardi à Paris sa "feuille de route" pour l'astronomie sur les 20
prochaines années, "hiérarchisant" notamment les "nouveaux grands équipements" nécessaires à la recherche en astrophysique. L'European Extremely Large Telescope (E-ETL) présenté par l'ESO le 29
novembre 2006 Agrandir la photo Cette "feuille de route des infrastructures" met en avant les projets nécessaires en fonction de certaines priorités scientifiques telles que l'étude des premiers
instants de l'Univers, les trous noirs, les systèmes planétaires..., a indiqué lors d'une conférence de presse Jean-Marie Hameury, coordinateur du programme, directeur adjoint de l'Institut
national des sciences de l'Univers (Insu) du CNRS. Les infrastructures prioritaires sont par exemple le futur Télescope Extrêmement Grand (E-ELT) de l'Observatoire austral européen (Eso)
(2016-2020) pour la radioastronomie au sol, et dans l'espace l'observatoire international de rayons X (XEUS/IXO) (2016-2020) ou la mission LISA (Laser Interferometer Space Antenna) premier
observatoire spatial d'ondes gravitationnelles prévu en 2018. Les projets mis en avant par Astronet "nécessitent un investissement européen de 10 millions d'euros ou plus, à décider à partir de
2009", précise l'organisme. Le budget européen de l'astronomie se monte actuellement à quelque 2 milliards d'euros, dont la moitié pour l'astronomie à partir du sol et l'autre pour les
observatoires spatiaux. Cette "feuille de route", a estimé Jean-Marie Hameury, permettra "aux agences de financement nationales de prendre leurs décisions sur des bases rationnelles et
coordonnées". "Nous devons être ambitieux", a souligné pour sa part Michael Bode, un des responsables d'Astronet, directeur de l'Institut de recherche en astrophysique de l'Université John Moores à
Liverpool, en rappelant que "nous ne comprenons que 4% de l'Univers". Par exemple, la recherche de la vie sur d'autres planètes est "très important du point de vue philosophique, comme pour la
science", a-t-il souligné. Astronet avait publié en 2007 une "Vision scientifique" de l'astronomie européenne en hiérarchisant les principales questions scientifiques que l'astronomie devrait
traiter au cours des 10 ou 20 prochaines années, allant de l'énergie noire à la vie sur les autres planètes. Astronet, créé par les grandes agences de financement européennes dans le spatial,
bénéficie du soutien de la Commission européenne et est coordonné par l'Insu/CNRS